Etude de cas n°1 : une maison à ossature bois sur plancher bois

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A) Les parti-pris constructifs
 
 
Le terrain difficile et inondable, avec des risques de remontées de la nappe phréatique, exigeait un maximum de légèreté et de souplesse dans la structure du bâtiment. Outre le souhait émis par la maîtrise d’ouvrage d‘une maison en ossature bois (qui s’avéra tout à fait judicieuse), j'ai pris le parti pris de jouer complètement la carte du bois afin d’alléger et de réduire au maximum le poids de cette construction.
     
 
Ainsi, compte tenu des contraintes imposées par le terrain, j'ai choisi de réaliser le plancher sur vide sanitaire, imposé par le POS, entièrement en bois avec les longrines reposant sur les poteaux ronds en béton des fondations.
   
 
Outre les avantages de légèreté et de flexibilité, outre un coût moins élevé, ce type de plancher offre une rapidité incomparable d’exécution car il supprime les temps de séchage imposés à la chape traditionnelle en béton et permet un avancement rapide du chantier.
     
 
Ainsi la pose des murs de la charpente et de la toiture peut être réalisée sans délais.
     
 
Grâce au profesionnalisme de bons artisans du bois, à l'efficacité de l'entreprise de maçonnerie, le tout conjuguée à la rapidité de mise en œuvre de ce matériau, le chantier ne dura que 4 mois 1/2.
   
 
De surcroît, la valeur ajoutée esthétique de ce système constructif, qui a permis la rencontre de ces deux matériaux que sont le bois et le béton, donne une légéreté visuelle à la maison qui semble ainsi délicatement effleurer le sol.
     
 
La construction de la dépendance, donnant accès à la cuisine et à la pièce technique, a été réalisée en fin de chantier afin de permettre l'entrée des engins nécessaire à la pose des panneaux ossature bois. Sur le côté ouest de la façade, un bardage à claire voie a été posé afin de permettre aux derniers rayons de lumière de pénétrer dans la maison créant ainsi un jeu de lumière.
     
B) Les parti-pris architecturaux
 
Une volonté d’instaurer un dialogue entre le bâti et un environnement paysager de qualité, un programme spécifique demandé par la maîtrise d’ouvrage, a orienté les choix architecturaux et formels de ce projet.
     
 
Ainsi, le souhait de donner un maximum d’autonomie aux espaces réservés aux enfants, en créant des possibilités d’accès indépendants, et ma volonté d’architecte d’instaurer une fluidité entre les espaces extérieurs et intérieurs, m’ont conduit aux idées de patio et de grande terrasse.
     
 
Le patio est le point d’accueil et de distribution de tous les espaces tant intérieurs qu’extérieurs, il permet à la fois d’accéder directement aux chambres des enfants depuis l’extérieur, d’accéder à l’intérieur de la maison mais aussi de passer directement sur la terrasse et par la même au jardin. Il rassemble et sépare. C’est un carrefour.
     
 
Le salon/cuisine avec une chambre en mezzanine s’ouvre largement sur la terrasse. Il peut fonctionner comme une entité autonome et devenir selon les besoins complètement indépendant des autres espaces notamment ceux des enfants.
     
 
La terrasse de 40m2 en caillebotis de planche de mélèze est un peu la révérence que la maison fait au jardin. Elle permettra avec les beaux jours de doubler la surface du salon.
   
 
Afin de protéger les futurs occupants des regards de la rue et de préserver ainsi leur intimité, la maison coté nord et coté rue/chemin ferme et clôture le jardin. Elle offre aux regards une longue façade aveugle que seul le patio d’entrée interrompt.
     
 
Cette continuité longitudinale et protectrice de la façade s’ouvre grâce à la percée visuelle du patio sur le jardin où les baies vitrées de l’entrée donnent un cadre au très beau tilleul en fond de parcelle. Ainsi la rudesse et l’austérité apparente d’une telle façade sont complètement démenties et déjouées par l’invitation à entrer du large escalier du patio et par la percée visuelle qu’il crée sur le jardin.
     
 
L’intégration de cette longue façade dans cet environnement végétal n’aurait pu être atteint de manière aussi parfaite sans la contribution du matériau bois de ses qualités naturelles et esthétiques. Ainsi grâce à l’utilisation au bois, cette façade aveugle donne à voir les couleurs et les reflets changeant du bois lui apportant un supplément de chaleur et de convivialité. Le bardage crée un rythme et anéanti définitivement tout risque de monotonie.
     
 
Les façades coté jardin sont presque entièrement vitrées et de larges baies s’ouvrent sur la terrasse offrant une grande fluidité des espaces intérieurs et extérieurs. Les habitants peuvent ainsi profiter des avantages d’un agréable cadre paysager en toute saison.
     
C) Les parti-pris esthétiques et le choix des matériaux
     
 
La maîtrise d’ouvrage souhaitait la réalisation d’une maison en ossature bois où les matériaux utilisés tant à l’extérieur qu’à l’intérieur seraient si possible laissés à l’état brut mais aussi il souhaitait que soit introduit d’autres matériaux par petites touches.
     
 
L’enveloppe extérieure sera donc réalisée en bardage de mélèze laisser brut afin qu’il puisse acquérir cette patine grise recherchée par le client. Les menuiseries extérieures seront toutes réalisées en aluminium laqué noir. Des croix de St André métalliques participeront au contreventement de la façade donnant sur la terrasse
     
 
Les entraits de la charpente de l’espace salon /cuisine mezzanine seront réalisés en acier galvanisé rond. L’escalier menant à l’étage sera réalisé avec des limons en bois et marches en caillebotis d’acier galvanisé permettant ainsi de ne pas obstruer ni le jour ni la vue.
     
 
Cela permet ainsi de ne pas interompre le jeu de lumière tant sur le bardage bois qu'à l'intérieur de la maison. Les garde-corps sont constitués de montants en bois et de câbles en acier.